Allez Allez, Maladrerie Saint-Lazare, Beauvais

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Allez Allez… Installation de Carole Chebron
Du 4 juin au 18 septembre 2016

Du mardi au dimanche de 11h à 18h

Maladrerie Saint-Lazare
203 rue de Paris
60000 Beauvais

->Communiqué de Presse

->Vidéo Moulins à vent

En Bus :
Du lundi au samedi ligne 3 et 7 arrêt Maladrerie
Le dimanche ligne 11 b arrêt Maladrerie

En voiture venant de :
Paris-Amiens
A16 sortie 14 – Beauvais centre direction D1001 puis D139 et direction Voisinlieu / Maladrerie Saint-Lazare

Cette année, c’est Carole Chebron qui investit les jardins et la chapelle de la Maladrerie. A travers la création d’un dispositif d’œuvres contemporaines autour de la mémoire et de l’enfermement, cette artiste céramiste vous propose une lecture nouvelle de ce lieu d’exception. L’installation imaginée par Carole Chebron évoque la communauté des malades qui vivait sur ce site hospitalier au Moyen Âge. Fichées sur des poteaux plantés dans le sol, des crécelles tenues par des mains en cire microcristalline disent les malades ostracisés. À l’emplacement du cimetière, une multitude de moulins à vent réagissent au moindre souffle, douceur des sons éveillés par une simple brise, bruit entêtant suscité par un grand vent. Comme semblant échapper à l’enfermement, une grappe composée de clochettes en biscuit de porcelaine jaillit du mur extérieur du logis… Enfin, pour évoquer à la fois l’enfermement des corps et la liberté de l’esprit, des cages seront maintenues entrouvertes par un doigt de céramique.

Prenez le temps d’une balade au cœur de la symbolique et des âmes du lieu.

Dans le cadre de l’exposition « Autour d’une même terre » présentée au Quadrilatère ( anciennement Galerie nationale de la Tapisserie)

Au-delà de la référence historique, Carole Chebron interroge la raison d’être (ou pas) de l’enfermement, de la violence aussi qu’il provoque. Réalisées en biscuit de porcelaine, quelque mille clochettes sont réunies en une grappe jaillissant du mur extérieur de l’ancien logis, bâtiment aujourd’hui en attente de restauration. Livrées aux courants d’air, au vent mais aussi au grand calme, elles tintent ou se taisent comme autant de petites voix en écho à l’enfermement.

Des adventices pour dire le rejet de la société envers les ostracisés. Longtemps dites « mauvaises », ces herbes ont ici la fragilité et la transparence du verre. Réalisées avec des baguettes de verrier, elles sont assemblées, emboîtées les unes dans les autres. Elles disent aussi l’oubli en portant avec elles, le souvenir de la Cristallerie de Clichy, manufacture célèbre pour la beauté de ses presse-papiers qui ferma ses portes en 1885 et dont il ne reste rien aujourd’hui.

La main qui ouvre ou qui ferme, qui décide de l’histoire, qui prévient ou alerte en agitant des clochettes, en faisant tourner des crécelles. Multipliée en autant d’êtres, la main mène le visiteur dans les méandres de l’enfermement arbitraire. Moulée en cire microcristalline, elle devient légèrement translucide selon la lumière. Devant le logis, elle enserre des crécelles fichées sur de hauts piquets de bois qui semblent avancer comme une armée de lépreux ; dans un arbre, elle maintient entrouvertes des cages à oiseaux suspendues.

Du vent, juste du vent… dans l’ancien cimetière où étaient enterrés les reclus, 350 petits moulins à vent plantés dans le sol, selon trois hauteurs différentes. Ici, la mémoire des âmes est activée par l’énergie sonore et visuelle du vent. Douces par une simple brise, ces voix deviennent entêtantes, voire angoissantes, par grand vent.

Dans la chapelle, une centaine de Pommes d’A sont réunies ; cette création s’impose d’elle-même dans de nombreuses installations de Carole Chebron depuis 2002. Elle intègre l’architecture de bois et de tissus réalisée par le Cabanon Vertical lors de son intervention Géométries Variables à Beauvais en 2014. La micro architecture mise en place dans la chapelle évoquait alors la séparation entre reclus et personnes saines qui suivaient le même office sans se voir. Dans cet espace à part, les Pommes d’A renforcent la puissance symbolique du lieu où s’expriment les liens entre sacré et profane, entre recueillement et réclusion.


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